Le « GOAT » : alors, Lebron ou MJ ?

C’est fait, après dix années de disette, les Los Angeles Lakers sont de retour au sommet de la NBA ! La franchise de la Californie a remporté face au Miami Heat (4-2), son 17ème titre, égalant les Boston Celtics comme l’équipe la plus titrée de l’histoire. Difficile de faire plus bel hommage au regretté Kobe Bryant, non ? Lebron James, arrivé sur la côte Ouest il y a deux ans, a donc réussi son pari. Bien aidé par Anthony Davis il est vrai. Ce titre va du coup réalimenter les débats sur le « GOAT » du basket. Il y a quelques mois, la réponse semblait évidente mais la donne a-t-elle changé ? Alors, plutôt Lebron James ou Michael Jordan ?

Nous sommes bien sûr conscients qu’il y a toujours une part de subjectivité dans ce genre de débat. Mais bon, comme on est taquin chez JD, on va tout de même tenter d’y répondre… Alors, qui est notre GOAT ? Continue ta lecture pour le savoir…

Le « GOAT » du palmarès : La culture de la gagne… Avantage MJ

Eh oui, que ce soit sur le plan collectif ou individuel, le palmarès, ça compte. Alors, bien sûr, amis fans de Lebron, on sait qu’il n’a toujours pas terminé sa carrière (et qu’il est bien parti pour encore et toujours accumuler les honneurs). D’un autre côté, les fans de Jordan pourront arguer que celui-ci a laissé de côté le basket pendant un court laps de temps entre 1994 et 1995 pour s’adonner aux joies du Base-Ball (repasse-toi les épisodes de « The Last Dance » pour en savoir plus.) Alors bon, on aura toujours temps de refaire les comptes à la fin de carrière du joueur des Lakers !

Sur le plan collectif

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6 titres contre 4. Que les fans de Lebron James le veuillent ou non, pour l’instant, le « King » est toujours derrière MJ au nombre de titres remportés. Surtout que sa majesté Jordan peut s’enorgueillir d’un ratio de 100% de victoires en finales NBA. Contre 40% pour le joueur des Lakers qui a tout de même atteint 10 fois les Finales (dont 8 fois de suite). Ce qui fait quand même une certaine différence même si atteindre plus de fois les Finales entraîne logiquement plus de chance de les perdre…

Sur le plan individuel

Sur le plan des récompenses individuelles, attention, il y a de quoi étourdir n’importe qui avec des chiffres incroyables des deux côtés.

GOAT-All-Star-Game
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Pour Jordan, ça nous donne : 6 titres de MVP des Finales NBA, 5 titres de MVP, 14 fois All Star, 3 fois MVP du All Star Game, 10 fois meilleur scoreur de la NBA, Rookie de l’année en 1985 ou encore joueur défensif de l’année en 1988.

Pour James, ce n’est pas mal non plus : 4 titres de MVP des Finales, 4 titres de MVP, 16 fois All Star, 3 fois MVP du All Star Game, Rookie de l’année en 2004, meilleur scoreur de la NBA en 2008, meilleur passeur de la ligue en 2020.

Les chiffres parlent pour les deux joueurs et montrent bien les virtuoses qu’ils sont ou ont été. Malgré tout, on penche tout de même pour MJ avec ses titres de MVP, son titre de défenseur de l’année et ses talents de scoreur hors pair !

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Le GOAT des stats : des monstres de talent… Mais on dit Lebron (car sa carrière est loin d’être terminée)

Qui dit NBA, dit stats ! La ligue américaine est connue pour accumuler les données en tout genre. Du coup, il est inévitable de comparer les chiffres des deux joueurs pour alimenter le débat. Et là encore, les performances des deux hommes sont, comment dire, particulièrement impressionnantes !

Saison régulière

En NBA, on différencie la saison régulière des Playoffs. Niveau saison régulière, difficile de les départager. Les deux hommes ont joué, en moyenne, 38 minutes par match. Autant dire que ça laisse du temps pour laisser son empreinte sur les rencontres. Et c’est bien évidemment le cas.

-MJ obtient ainsi : 30 points ajoutés à 6 rebonds, 5 passes et deux interceptions par match en carrière. Tout cela à 50% de réussite au shoot (dont 32% à 3 pts)

-Lebron n’a pas à rougir de ces stats avec ses 27 points, 7.5 passes, 7.5 rebonds et 1.5 interceptions par match en carrière. Pour une réussite de 50% au shoot (dont 34% à 3 pts).

Bon… Comme on l’a dit précédemment, difficile de les départager à ce niveau-là. Pourtant, on donnerait un petit avantage à Lebron James. Pourquoi? Car à 35 ans, il est le 3ème meilleur marqueur de l’histoire de la NBA ( Jordan est 5ème) mais apparaît également à la 8ème place au classement des meilleurs passseurs de l’histoire (Jordan est 46ème) et dans le Top 50 des meilleurs rebondeurs (48ème place), ce qui pour un ailier, n’est pas un mince exploit !

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Playoffs

Ah les playoffs, là où tout se joue en NBA. Où l’intensité monte d’un cran et le temps n’est plus aux tapes dans le dos et aux plaisanteries. Alors autant te dire, que là aussi, les deux mastodontes ne rigolent pas !

-Pour MJ, tu as ainsi droit à 33 point, 6 rebonds, 5 passes et 2 interceptions par match pour une réussité au tir de 48% (dont 33% à 3 pts).

-Pour Lebron, c’est 28 points, 9 rebonds, 7 passes et 2 interceptions par match pour une réussite de 49% au shoot (dont 32% à 3pts).

Là encore, les deux hommes n’hésitent pas à prendre leurs responsabilités. Mais là encore, Lebron est en avance sur la plupart des catégories statistiques. Ils sont ainsi les deux meilleurs marqueurs de l’histoire en playoffs mais Lebron affiche pratiquement 1400 points de plus au compteur. James qui est aussi le 6ème meilleur rebondeur et le 2ème meilleur passeur (Jordan est 11ème). Sachant qu’il a encore quelques belles années devant lui… Il a toutes les chances de continuer de grimper les échelons… Du coup, la balance penche de son côté cette fois.

Le « GOAT » du style de jeu : MJ, MJ, MJ… car il n’y a pas plus « clutch »!

Bon, c’est là qu’on laisse les chiffres de côté pour laisser la place à plus de subjectivité… Comme on l’a précisé juste avant, Lebron James semble être plus polyvalent. Capable d’alimenter et mener son équipe en points mais aussi en passes et en rebonds. C’est d’ailleurs pour cela qu’il apparaît en bonne place dans le classement all-time des triples-doubles (atteindre les 10 unités dans, au moins, trois catégories statistiques). Il est ainsi 5ème au classement avec 94 triples-doubles.

Toutefois, Michael Jordan compte tout de même 28 triples-doubles. De plus, même s’il apparaît comme un formidable scoreur, parfois totalement inarrêtable, il peut être tout aussi décisif que le joueur des Lakers dans les autres compartiments du jeu, tout en ayant été un défenseur bien plus acharné que son jeune compatriote.

Lebron apparaît comme un cyborg aux dimensions surhumaines, capable de tout faire sur un terrain et de jouer à tous les postes, de meneur de jeu à pivot, quand Jordan semble avoir un style plus élégant et « esthétique » avec une envie de dominer ses adversaires peu commune.

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Mais l’argument qui nous fait pencher en faveur de l’ancien des Bulls, c’est évidemment sa capacité à savoir être présent et fiable dans les moments chauds des matchs. Ou savoir être « clutch » comme disent les Américains ! Là où Lebron a souvent soulevé des questions sur le sujet durant sa carrière ( et auxquelles il a toutefois parfaitement répondu sur le terrain attention !). Mais allez, sois honnête 30 secondes, si tu as un match à jouer, qu’il reste 10 secondes au chrono, et que tu dois donner la balle à UN joueur pour le panier de la gagne… Tu la donnerais à MJ ou à LBJ ? On pense avoir la réponse… Et si c’est la même que la notre, alors c’est Michael Jordan, sans hésitation ! Du coup, point pour le célèbre numéro 23 des Bulls !

Le « GOAT » face à l’adversité: du beau monde pour les défier donc… égalité !

Ben oui, dans le sport, il y a tes propres performances mais il y a aussi les adversaires en face et les rivalités qui en découlent. Les exploits de Federer sont réhaussés par la présence de Nadal et Djokovic, pareil pour Messi et ronaldo, pour Prost et Senna ou encore Navratilova et Evert. Et de ce côté-là, on peut dire que les deux hommes ont eu du pain sur la planche…

Tout Jordan que tu es, quand tu dois affronter les Celtics de Larry Bird, les Lakers de Magic Johnson et Kareem Abdul-Jabbar, les « Bad Boys » de Détroit, les Blazers de Drexler, les Suns de Barkley, les Knicks de Patrick Ewing ou encore le Jazz de Stockton et Malone, il faut savoir montrer les muscles !

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Bon Lebron a aussi son mot à dire à ce niveau (même si les plus vieux te sortiront le « c’était mieux avant, plus dur, plus violent » etc, etc… Ce qui n’est pas forcément et totalement faux…). Mais bon, quand tu as eu à affronter au cours de ta carrière, au choix les Pistons, les Spurs du trio Duncan-Parker-Ginobili (rejoints plus tard par Kawhi Leonard), les Celtics de Pierce, Garnette, Rondo et Allen, le Thunder du trio Durant-Westbrook-Harden (3 futurs MVP quand même !) et surtout, surtout, les Warriors de Golden State et leur armada de joueurs All Star (Tu sais, les Curry, Thompson, Green, Durant…)… Comment dire, on ne peut pas prétendre que tu as eu la tâche facile… Du coup, impossible de les départager sur ce point… On dit égalité !

Des équipes de « GOAT »?… un peu quand même… Là encore égalité !

Eh oui, dans un sport collectif, tu ne joues pas tout seul. Les coéquipiers sont importants pour pouvoir réaliser ses objectifs. Et de ce côté-là, il y a des choses à dire sur des aspects bien différents.

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Les fans de MJ reprocheront à James d’avoir profité de l’ère des « Big Three ». Ces réunions de stars dans les mêmes équipes pour pouvoir empocher le titre. Le « King » a ainsi débarqué à Miami pour rejoindre Dwayne Wade avec un certain Chris Bosh dans sa valise. Il est ensuite retourné à Cleveland avec Kyrie Irving sur place et, cette fois, Kevin Love dans le porte-bagage. Pour finir aux Lakers et se débarrasser d’une bonne partie de l’équipe pour acquérir le meilleur intérieur de toute la NBA, à savoir Anthony Davis. Il est donc loin d’avoir gagné seul… Mais à son crédit, il a tout de même réussi à vaincre les invincibles Warriors. Et il a gagné des titres dans trois franchises différentes !

De plus, on ne peut pas dire non plus que Jordan ait eu des peintres comme coéquipiers. Rien que le fait d’avoir Scottie Pippen comme bras droit en dit long sur leur qualité. Si on y ajoute Rodman, Paxson, Horace Grant, Toni Kukoc ou Steve Kerr, sa majesté a disposé d’un effectif complet et polyvalent pour arriver à ses fins. La différence, c’est que cela s’est joué dans une seule franchise, les Bulls. Franchise qui s’est construite, qu’on le veuille ou non, par le flair du décrié, Jerry Krause (encore une fois, mate-toi les épisodes de The Last Dance pour comprendre !). Du coup, encore une fois, on dit égalité sur ce point !

Copie-de-GOAT-équipe-MJ
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Le « GOAT » en dehors des parquets : pour avoir placé la NBA dans un autre monde… MJ !

Alors là, dernier débat… Et il y en a-t-il vraiment un ? Alors oui, Lebron James est connu mondialement et a un rayonnement qui est universel. Oui, Lebron a un rôle prépondérant dans la société américaine avec des créations d’écoles, des aides pour les plus défavorisés et surtout un rôle de porte-étendard politique que se refusait d’incarner Jordan (avec sa célèbre phrase « Les Républicains aussi achètent des sneakers »)… Lebron a une place centrale aux USA, c’est vrai…

Mais si la NBA est ce qu’elle est aujourd’hui… Si elle est l’une des ligues les plus regardées au monde, tous sports confondus… C’est bien grâce aux exploits de Jordan, son charisme, son leadership, son film « Space Jame » (dont le deuxième volet est prévu avec … Lebron James !)… Et sa marque de sneakers et de vêtements devenue une référence dans le streetwear et à la popularité peu commune (on est bien placé pour le savoir ! D’ailleurs, tu peux retrouver notre collection, par ici…) ! Le basket, pour beaucoup, c’est Michael Jordan. Ce qui veut déjà dire beaucoup ! L’ancien numéro 23 a construit un empire qui a fait de lui le premier sportif milliardaire de l’histoire. Tout ça avec des performances réalisées à une époque où les réseaux sociaux n’existaient pas et où l’accès aux matchs n’était pas aussi aisé qu’aujourd’hui… Rien que pour ça, on dit MJ, MJ et encore MJ !

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Fin du match… MJ, encore et toujours le « GOAT « … pour l’instant ?

Le résultat est sans appel. Pour JD, le GOAT du basket reste, encore et toujours, Michael Jordan. Avec son jeu, son charisme, sur et en dehors du terrain, sa majesté est une icône qu’il sera difficile à déboulonner. Pour autant, la carrière de Lebron James est loin d’être terminée. Et seuls les chiffres pourraient lui permettre de détrôner son glorieux ancien. Donc s’il continue de multiplier les honneurs collectifs comme individuels, la donne pourrait bien s’inverser définitivement… Il faudra alors que les fans inconditionnels de Jordan acceptent de s’incliner…

Au fait, si ce gentil débat autour du GOAT t’as donné quelques envies de taquiner le ballon orange, tu devrais sans doute faire un petit tour sur notre collection basket-ball, ça peut toujours aider !

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